mardi 12 juillet 2011

Albany - Esperance

Encore une fois je prend du retard et encore une fois je vais avoir du mal à me rappeler ce qui s’est passé…

Ce jour là nous devions retrouver Kerstin, la quatrième personne, allemande, à Albany en milieu d’apres-midi. Nous avons donc décidé de passer le temps en allant visiter une ferme d’alpagas. Surprise, il y a aussi des koalas, que nous pouvons caresser. Et des kangourous, que nous pouvons nourrir, et un dromadaire, et un buffle… Et un bébé kangourou, auquel nous donnons le biberon. Nous visitons ensuite les différents vignobles sur notre route… heureusement, je ne conduis pas ce jour là.

Rencontre de Kerstin à Albany, le groupe est au complet. Nous reprenons la route pour nous arrêter sur une plage (assez paradisiaque), où nous faisons un petit jogging devant le coucher du soleil.

Le lendemain, une « longue » route nous attend (comparativement à ce que nous connaissions, 7000 km plus tard, ma vision de « longue route » à quelque peu changée). Il nous faut néanmoins parcourir 400km de « rien ». Personne sur la route. Visite d’Esperance, une ville sympathique qui vit lentement. Mais la nuit arrive déjà et nous devons trouver un endroit pour dormir. Nous nous faisons surprendre par le noir au milieu d’un parc naturel, on passe de 100km/h à 40km/h. Pourquoi ? les kangourous bien sûr ! Quand le premier sort du bush pour sauter juste devant nos roues, on est soudainement plus prudents. Un dizaine de kangourous plus tard, nous arrivons sur une aire de repos, avec , « oh merveille », des douches ! (et presque tièdes qui plus est)

Et oui je retrouve les habitudes de la vie en van : une douche, froide le plus souvent, tous les 2 jours, le stress de trouver un endroit pour la nuit (sans risquer une amende très onéreuse), utilisation de l’eau à bon escient, les toilettes sèches (ou dans le bush)… A mon avis, quand on en arrive à se laver dans les toilettes d’un fast-food - et que l’on est content de trouver de l’eau courante et un peu d’intimité - on mérite vraiment le nom de backpackers.

Le lendemain nous parcourons la great ocean drive. Malheureusement le soleil n’est pas au rendez-vous, ce qui gâche un peu ce qui devrait être « la plus belle plage d’Australie ». Nous reprenons donc la route. Cette fois-ci, nous nous dirigeons plein nord, vers les Goldfields de l’outback ( = terrains d’extraction d’or au milieu du désert).

dimanche 10 juillet 2011

On the road again

Voilà 5 jours que nous sommes sur la route et 1600km se sont déjà écoulés, pourtant nous n’avons pas encore entamés le chemin vers Darwin, tout au nord de l’Australie. Pour ces premiers jours nous avons décidé d’explorer le sud-ouest de Perth à Ablany, Esperance, en revenant part Kalgoorlie.

Lundi matin, Michaela, allemande, Francis, canadien et moi nous sommes retrouvés dans le hall de l’auberge avec nos 3 tonnes 5 de bagages. Après avoir attendu quelques heures un taxi-van – planche de surf oblige – nous arrivons enfin à l’agence de location. Papiers signés, maintenant, la question comment faire tenir tout ce que nous avons accumulé dans 3 tiroirs et 2 placards ? Réponse : on vide complètement nos valises et on fait deux tas : ce qui vraiment très très indispensable (comme ma nouvelle robe pas pratique mais trop jolie) et le reste que l’on stocke dans une valise en dure ficelée dans le fond du van.

Et en route. Direction : Margaret river. Oui, je connais déjà bien mais pas les deux autres et puis après tout, qu’est-ce qu’un détour de 200km en Australie ? Nous arrivons donc à la nuit tombante, il nous faut rapidement trouver un endroit pour dormir (les kangourous rodent). Premier camping, fermé, 50km plus loin, nous trouvons enfin un terrain gratuit (et je retrouve sans joie les toilettes sèches). Jusque là tout semble bien fonctionner entre nous, le courant passe, pas de dispute sur la route (probablement parceque nous utilisons un gps…).

Le lendemain photos à Margaret river,visite des caves pour mes camarades. Une centaine de kilomètres plus loin (ou un peu plus…) nous arrivons à Pemberton. Il y a là-bas quelque chose que je voulais vraiment faire : un arbre de 68 mètre sur lequel on peut grimper et duquel on domine une jolie vallée. Seulement voilà, une fois en bas, je réalise que 68mètres c’est haut, et que pour y arriver ils ont planter des barreaux en métal tous les 30cm autour de l’arbre et un grillage sur le côté. C’est tout. Entre ces barreaux, rien. Rien ne nous empêche de déraper et de dégringoler. Mais je n’ai pas peur du vide, et j’aime bien les challenges, j’entame cette montée pleine d’enthousiasme. Au bout d’un vingtaine de mètre je suis obligée de prendre de grandes respirations et de me concentrée sur le prochain barreau. A mi-chemin, une platforme intermédiaire, ici un panneau indique : « And this was the easy bit ! » (Ca c’était la partie facile). Là j’ai sérieusement peur. Mais je suis arrivée jusque ici, je peux bien faire une trentaine de mètres de plus. Alors barreaux par barreaux, un pied et une main à la fois, avec une grande respiration, j’avance. Seulement les barreaux sont maintenant espacés irrégulièrement, mes genoux tremblent (vous avez déjà eu les genoux qui tremblent de peur, sérieusement ?) et j’ai très très chaud. 55 mètres… c’en est trop, je ne peux plus avancer. Et le pire maintenant, c’est que je dois redescendre (ce qui signifie regarder en bas).

Nous trouvons un parc national (avec douches, quel luxe) pour dormir. Le lendemain matin, surprise : l’eau chaude fonctionne grâce à une chaudière à bois, pour pouvoir prendre une douche, nous devons donc d’abord faire un feu. Seulement, le matin en forêt, c’est « un peu » humide, et bois et le papier stockés à l’extérieur ont décidé de nous donner du fil à retordre. Chacun notre tour, nous entretenons donc le feu pendant qu’un autre prend sa douche.

Premier stop de la journée : « Valley of the giants », une forêt avec des arbres centennaires très très grands et gros (jusqu’à 16m de diamètre). La « Tree top walk » est une passerelle qui nous permet de nous promener à la cime de ces arbres, 60m en l’air (cette fois-ci la passerrelle est faite de gros pilones bien solides et est tout fait sécurisée). Le soleil brille, c’est super : impressionnant et agréable. Nous reprenons la route en direction d’Albany. Un petit creux ? Nous nous arrêtons dans une « toffee factory » (fabrique de caramels artisanaux) pour une dégustation. Puis nous faisons un crochet par « Elephant rock », sans attente spéciale, simplement pour voir la mer. Et là : « Whaou ! » (Mais encore une fois, les descriptions de paysages, ce n’est pas mon truc, alors vous attendrez les photos). On passe tellement de temps à escalader les rochers et prendre des photos qu’il est déjà l’heure de trouver un emplacement pour la nuit. (A 6h il fait nuit noire)

Retour à Scarborough

Première étape rendre la voiture. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque il semble il y avoir un problème avec cette étape. Cette fois-ci le chinois de l’agence de location trouvait que nous avions mis trop de sable dans cette voiture, il la considérait donc comme sale et voulait nous faire payer 50$ supplémentaire. Négociations intenses (avec une petite dose d’énervement), nous faisons le tour du quartier pour trouver une station où l’on pourrait passer un coup d’aspirateur… 20min plus tard, nada. De retour à l’agence, le chinois fatigué nous a laissé partir.

Cette fois-ci nous nous trouvons dans un vrai hotel à Scarborough. Sympa, excepté le fait que nous n’avons pas de cuisine. Nous voulons reprendre notre programme surf/jogging, seulement le temps s’est quelque peu dégradé. J’essaie tout de même de rentrer dans l’eau avec ma planche. Je pagaye, je pagaye, je pagaye… Et je n’arrive même pas à dépasser 10m de la rive, le courant est bien trop fort. J’essaie de prendre quelques mousses, mais elles sont tellement désordonnées que je me retrouve la tête sous l’eau un certain nombre de fois. J’abondonne !

Le jeudi soir je reçoit un coup de téléphone des hollandais (qui devait m’emmener avec eux en lift le lundi), pour me dire que finalement ils ne partiraient pas avant le 4 juillet !! Rhaaaa ! Bon direction Macdo, il me faut une connexion internet pour me trouver de nouvelles personnes de toute urgence. Je ne tiens pas à dépenser tout mon argent en nuits d’hôtel ici alors qu’il n’y pas grand-chose à faire. Je parcoure les annonces, peu de personne dispose d’un véhicule, je suppose que tous les backpacker sont déjà remonté vers les tropiques. Alors je poste ma propre annonce, et là dans les 24h suivantes je reçoit des tas de messages : plein de gens cherchent à former une équipe pour louer un van. Pourquoi pas… Je prend donc des rendez-vous.

Vendredi soir donc, rendez-vous dans un bar à Perth avec une brésillenne et un allemand. La brésilienne est très sympa mais elle veut rejoindre Darwin (4000km,sans compter les détour)en 3 semaines ce qui me semble un short, je ne tiens pas à ne faire que conduire. Néanmoins, le feeling est bon on décide donc de chercher une 4eme personne et un van. (Puis petite soirée très sympa avec Gad dans un bar avec musique live).
Le lendemain matin, 2ème rendez-vous à Perth, avec une allemande et un canadien cette fois-ci. Ils ont déjà louer un van de 4 personne, ils connaissent la 4eme personne qui arrive quelques jours plus tard. Grâce à une connaissance, ils ont eu un bon prix sur la location. Ils veulent voir Espérance, puis remonter à Darwin par la côte, et redescendre à Alice Springs… Ce qui correspond exactement à ce que je voulais faire. Bon feeling. Je demande à les rappeler dans la soirée pour donner ma décision. Je les rappelle 30min plus tard pour leur dire « OK ! ». Youpi, je pars en road trip dès lundi, et ce pour une quarantaine de jours, et environ 8000km à parcourir !!! Maintenant ils faut que j’annule tous les rendez-vous que j’ai pris et que je prévienne les personnes de la veille que je ne pars plus avec eux… gloups !

Samedi soir, dernière soirée de Gad en Australie, on retourne au restaurant indien que l’on adore. Et le lendemain : valises, taxi, changement d’hôtel, achats de dernière minute à Perth, au revoir… Sniff, je suis à nouveau toute seule !

Margaret River

Le plan de départ était donc de parcourir la côte sud-ouest jusqu’à Albany en une semaine.

Première étape : Bunburry. Il n’y a rien à voir à Bunburry, mais je devais y rencontrer deux hollandais possèdant un van et voulant partir vers le nord en même temps que moi. Je me suis donc rendue chez eux, et la soirée c’est très très bien passée. Je suis donc repartie de là soulager d’avoir trouver un lift sympa pour la suite de mon voyage.

Le lendemain nous sommes arrivée à Margaret River. L’auberge à côté de la plage nous a fait un pris spécial de basse saison. Nous avons donc eu le droit à une chambre très sympathique avec salle de bain privative, serviettes, thé, café et lait fournis. La salle commune et la cuisine n’a rien à envier à la chambre, immenses, bien équipées, confortables, une vue sur le bush environnant, et un poele !

Quant à Margaret River, l’endroit est absolument magnifique. Complètement sauvage, perdu dans un bush immense, des criques, des falaises, des plages de sables fin, des barrières de vagues impressionnantes pullulant de surfeurs professionnels (plus quelques plages pour débutant). Finalement, nous décidons de nous attarder quelques jours dans ce paradis.

Le programme reste identique : surf, jogging, boutiques, plage, cuisine, échec, monopoly. Qu’est-ce que c’est bien les vacances !

Le vendredi nous sommes partis la journée à Augusta, sur le cape sud-ouest de l’Australie. Là-bas nous avons fait une croisière… parmi les baleines !!! Des baleines à bosse cette fois-ci. Techniquement les bateaux n’ont pas le droit de s’en approcher de trop près, mais les baleines sont curieuses et viennent voir ce qu’est cette grosse chose immobile au milieu de l’océan. Magnifique ! Les jets, les dos, les queues… à chaque fois qu’on en voit un bout à quelques mètres de nous, on s’émerveille. J’ai même vu un saut au loin !

Quand les baleines remontent à la surface, elles laissent une empreinte sur l’eau. Nous allions changer d’endroit quand le skipper repère une de ces empreintes juste à côté de nous et nous dit donc de scruter sous le bateau. Tout à coup, de sous le bateau, à surgit une baleine. J’ai été tellement surprise que j’ai crié : « LA !! »… (même les enfant sont restés plus calmes que moi) J’ai bien fait rire tout le monde.

Nous avons également été visité une cave (la grotte sous terre, pas la cave à vins !). C’est toujours impressionnant de se retrouver une centaine de mètre sous terre, on se sent tellement petit tout d’un coup. Un lac parcourait cette grotte, l’eau présente y a « construit » une formation rocheuse unique au monde : deux stalagmites et stalactiques se rejoignant ont formé deux colonnes. Le niveau d’eau a augmenté et à érodé la roche sous les colonnes formant une table renversée retenue au plafond de la cave, et grâce à un jeu de lumière la table se reflète dans le lac. Enfin bref, c’était très sympa… ;)

Et voilà, une semaine très vite écoulée.

Scarborough & Perth (suite et fin)

Perth n’est pas ma ville préférée, elle n’est pas aussi belle que Sydney et n’a pas l’ambiance de Melbourne.

A Scarborough, c’est les vacances, on va à la plage, on courre, on profite du beau temps, on surfe (quand le temps et notre condition physique nous le permet). En effet, à deux, nous avons enchainé les problèmes : mal de dos, coup de froid, torticolis, deboitement d’épaule, sans compter les coups et les bleus qui arrivent inexplicablemnt quand je fais du surf.

Le samedi soir, nous nous sommes rendu à une soirée salsa. Toutes les danseuses étaient… chinoises ! Après quelques heures de galère, j’ai enfin compris le pas de base, et tout d’un coup cette danse m’a paru beaucoup plus sympa ;p
Après une semaine, nous avons décidé de louer une voiture et de partir explorer le sud ouest.